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Alter S.E.S.

Réflexion en Sciences Economiques et Sociales

 
 

Temps de travail et productivité

 
30/09/2008
 
Pour revenir sur les différences de productivité vues dans le TD 1 p.50 (Manuel Bordas terminale ES) . Les américains travaillent nettement plus que les européens en moyenne annuelle (la durée du travail a diminué aux États-Unis, mais moins qu’en Europe : on est passé aux États-Unis de 1850 heures travaillées par an dans les années 60 à un peu plus de 1700 en 2004, contre 2100 à 1600 en Europe de l’Ouest) C''est aussi vrai en temps de travail hebdomadaire moyen (Les hommes et les femmes aux États-Unis travaillent en moyenne 41 heures hebdomadaires – les femmes, un peu moins –, contre environ 38 heures pour les hommes et un peu plus de 30 pour les femmes en Europe.) Et je ne parle même pas de semaines de congés payés (le congé minimal est de trois semaines et demi en moyenne dans l’UE, et de plus de quatre dans certains pays. Les Américains prennent en général deux semaines de vacances environ par an, parfois plus et parfois moins, dans la mesure où il n’y a pas de minimum légal). Il est alors logique que la productivité par emploi soit inférieure en France/ Etats-Unis alors que l''avantage était français sur la productivité horaire. Voilà pour l''article complet : c''est ci-dessous : source OCDE mars 2008 (http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/2103/Compter_les_heures.html)
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Crise du syndicalisme

 
14/02/2008
 
Extrait vidéo : Syndicats : l'usine Renault de Sandouville
Retrouvez cette vidéo sur lesite.tv
Une video illustrant un point du cours sur les conflits.
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La question du pouvoir d'achat...

 
14/12/2007
 
Depuis quelques temps, le pouvoir d''achat est au coeur des préoccupations (politique et individuelles). De quoi s''agit-il exactement ? Les revenus des français stagnent-ils réellement ? D''après l''INSEE, le pouvoir d''achat d''un revenu est la quantité de biens et de services que l''on peut acheter avec une unité de salaire. Son évolution est liée à celles des prix et des revenus. C''est ainsi que, si les prix augmentent dans un environnement où les revenus sont constants, le pouvoir d''achat diminue alors que si la hausse des revenus est supérieure à celle des prix le pouvoir d''achat pourra augmenter. Globalement, les revenus des français progressent plus vite que les prix. Cet article de Thomas Piketty, paru l''an dernier, fait le point sur la réelle augmentation du pouvoir d''achat et le ressenti de stagnation du pouvoir d''achat des français ici. Il n''empêche que les français ont des raisons de percevoir une hausse des prix dans plusieurs domaines (voir ce listing ici ou l''article associé dans le nouvelobs). La réforme prévue de la loi Galland dans la grande distribution (permettant de répercuter les "marges arrières" des grandes surfaces sur le prix de vente) ne parviendra sans doute pas à enrayer le phénomène, l''augmentation des prix de l''énergie et du coût des matières premières étant bien une réalité.  
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Réforme du Code du travail : danger ?

 
04/12/2007
 
Cette nuit, les députés vont se pencher sur  une ordonnance de mars 2007 visant à réformer le code du travail. Il s''agit selon G. Larcher (ancien ministre du travail) qui a lancé l''opération début 2005 de  le simplifier et le rendre plus lisible et utilisable plus facilement. Pour G. Filoche (inspecteur du travail) il s''agit d''un véritable démantèlement du Code du Travail construit, négocié et issu des actions collectives des 130 dernières années qu''on s''apprête à modifier en quelques heures à l''Assemblée Nationale aujourd''hui (4/12/2007) voir la vidéo ou lire cette tribune dans le nouvelobs. Dans le sens de la régression sociale, voir cet article dans libération. D''après l''Expansion c''est Luc Beal-Rainaldy, secrétaire national du Snutef, syndicat des inspecteurs du travail qui dénonce :  il y aurait un changement de philosophie du code du travail (avec notamment une augmentation du nombre d''articles du code passant de 1800 à plus de 3500 !) Vous pouvez aussi consulter le dossier de presse du ministère du travail directement ici.
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Au fait, ça devient quoi la loi Pécresse ?

 
30/11/2007
 
(suite de l''article « au fait, c''est quoi la loi Pécresse ? ») Il s''est passé des choses en une semaine, voici le temps de faire un point des évolutions (positives ou négatives) à chacun de juger comme toujours...

Universités : l''UNEF souligne les "avancées" de la ministre

LE MONDE - 28.11.07

Sans toucher à sa loi sur les libertés et les responsabilités des universités (LRU), la ministre de l''enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a apporté, mardi 27 novembre, à l''issue de sa rencontre avec les organisations étudiantes représentatives, des garanties susceptibles de calmer le mouvement étudiant. Pour répondre aux craintes de voir émerger des universités à plusieurs vitesses, la ministre s''est engagée à uniformiser les intitulés des diplômes et les modalités de contrôle des connaissances, jusque-là différents selon les établissements. Sur les risques de sélection brandis par les étudiants mobilisés, la ministre publiera un "texte réglementaire" garantissant que l''orientation active, inscrite dans la loi LRU du 11 août, permettra toujours au bachelier l''inscription dans l''université de son choix. Le montant des frais d''inscription comme le caractère national des diplômes a été réaffirmé. Pour couper court aux craintes de désengagement de l''Etat, la ministre a aussi confirmé l''annonce de François Fillon de formaliser par écrit la promesse faite par Nicolas Sarkozy de doter le budget de l''enseignement supérieur d''un milliard d''euros supplémentaire par an pendant cinq ans. Cet investissement permettra de faire passer le budget des universités de 10 milliards à 15 milliards d''ici à 2012, soit une augmentation de 50 %. Mme Pécresse a en outre décidé d''avancer plus rapidement sur deux dossiers, celui des bourses et de la réussite en licence, initialement prévus pour septembre 2008. Dès janvier 2008, les 100 000 étudiants très modestes, dont les familles gagnent moins de 7 000 euros par an, toucheront une bourse de 3 921 euros par an contre 3 661 auparavant. Ce coup de pouce anticipé, qui crée un sixième échelon de bourse, va nécessiter le redéploiement au sein du budget de l''enseignement supérieur de 11 millions d''euros. De même, "un plan pluriannuel" pour la licence, dont le contenu et le financement seront dévoilé dans une dizaine de jours, entrera en vigueur dès janvier 2008. Ces mesures s''ajoutent aux 11 millions d''euros supplémentaires débloqués en novembre pour le logement étudiant. Mardi, alors qu''à l''appel de la coordination étudiante, près de 25 000 étudiants, lycéens et enseignants manifestaient, Bruno Julliard, président de l''UNEF, a estimé que des "avancées importantes avaient été apportées" par la ministre. Le syndicaliste étudiant a immédiatement appelé "les assemblées générales à prendre en compte ces avancées pour décider de la suite du mouvement". L''UNEF attend jeudi les résultats de la consultation de ses adhérents pour définir sa propre position.    Catherine Rollot D''après le Monde du 29 novembre, sur les 56,49 % des militants UNEF qui ont participé au vote, mercredi, "72,39 % se sont prononcés pour la suspension (...), 20,53 % se sont prononcés contre la suspension" et "7,08 % se sont abstenus". "Je suis satisfait du résultat, a déclaré son président, Bruno Julliard, il est directement issu des avancées qu''ont obtenues les étudiants mobilisés." L''UNEF appelle maintenant à lever les blocages... Mais, plusieurs manifestations ont eu lieu, ce jeudi, notamment à Paris, à Toulouse et à Lyon, à l''appel de la coordination étudiante et de la FIDL, qui demandent toujours l''abrogation de la loi Pécresse, ainsi que de l''UNL. "La coordination appelle à poursuivre la mobilisation (...) jusqu''à l''abrogation, car nous ne sommes pas satisfaits de ce qu''a proposé Valérie Pécresse, contrairement à l''UNEF", a insisté Kamel Tafer, l''un des porte-parole de la coordination étudiante, présent à Paris où la manifestation a rassemblé entre mille trois cents et deux mille étudiants et lycéens. Dans le même temps, sur un autre mode opératoire que le blocage, une pétition lancée par Sauvons la recherche est mise en ligne et recueille de nombreuses signatures, voir l''article de Libération d''aujourd''hui. Et enfin, une actualisation des liens de la semaine dernière avec l''université de Poitiers qui met en ligne : l''intégralité de la nouvelle loi, un résumé des modifications apportées par la nouvelle loi, le texte de la loi antérieure (code de l''Education de 1984) et je ne saurais que trop vous conseiller cette lecture de la lettre ouverte du Président de l''Université de Poitiers J.P. Gesson, assez éclairante. Bonne réflexion à tous, Jérôme Chéreau
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