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Alter S.E.S.

Réflexion en Sciences Economiques et Sociales par Jérôme Chéreau, professeur de S.E.S. au lycée Marguerite de Flandre de Gondecourt

 
 

Réforme du Code du travail : danger ?

 
04/12/2007
 
Cette nuit, les députés vont se pencher sur  une ordonnance de mars 2007 visant à réformer le code du travail. Il s''agit selon G. Larcher (ancien ministre du travail) qui a lancé l''opération début 2005 de  le simplifier et le rendre plus lisible et utilisable plus facilement. Pour G. Filoche (inspecteur du travail) il s''agit d''un véritable démantèlement du Code du Travail construit, négocié et issu des actions collectives des 130 dernières années qu''on s''apprête à modifier en quelques heures à l''Assemblée Nationale aujourd''hui (4/12/2007) voir la vidéo ou lire cette tribune dans le nouvelobs. Dans le sens de la régression sociale, voir cet article dans libération. D''après l''Expansion c''est Luc Beal-Rainaldy, secrétaire national du Snutef, syndicat des inspecteurs du travail qui dénonce :  il y aurait un changement de philosophie du code du travail (avec notamment une augmentation du nombre d''articles du code passant de 1800 à plus de 3500 !) Vous pouvez aussi consulter le dossier de presse du ministère du travail directement ici.
 
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Au fait, ça devient quoi la loi Pécresse ?

 
30/11/2007
 
(suite de l''article « au fait, c''est quoi la loi Pécresse ? ») Il s''est passé des choses en une semaine, voici le temps de faire un point des évolutions (positives ou négatives) à chacun de juger comme toujours...

Universités : l''UNEF souligne les "avancées" de la ministre

LE MONDE - 28.11.07

Sans toucher à sa loi sur les libertés et les responsabilités des universités (LRU), la ministre de l''enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a apporté, mardi 27 novembre, à l''issue de sa rencontre avec les organisations étudiantes représentatives, des garanties susceptibles de calmer le mouvement étudiant. Pour répondre aux craintes de voir émerger des universités à plusieurs vitesses, la ministre s''est engagée à uniformiser les intitulés des diplômes et les modalités de contrôle des connaissances, jusque-là différents selon les établissements. Sur les risques de sélection brandis par les étudiants mobilisés, la ministre publiera un "texte réglementaire" garantissant que l''orientation active, inscrite dans la loi LRU du 11 août, permettra toujours au bachelier l''inscription dans l''université de son choix. Le montant des frais d''inscription comme le caractère national des diplômes a été réaffirmé. Pour couper court aux craintes de désengagement de l''Etat, la ministre a aussi confirmé l''annonce de François Fillon de formaliser par écrit la promesse faite par Nicolas Sarkozy de doter le budget de l''enseignement supérieur d''un milliard d''euros supplémentaire par an pendant cinq ans. Cet investissement permettra de faire passer le budget des universités de 10 milliards à 15 milliards d''ici à 2012, soit une augmentation de 50 %. Mme Pécresse a en outre décidé d''avancer plus rapidement sur deux dossiers, celui des bourses et de la réussite en licence, initialement prévus pour septembre 2008. Dès janvier 2008, les 100 000 étudiants très modestes, dont les familles gagnent moins de 7 000 euros par an, toucheront une bourse de 3 921 euros par an contre 3 661 auparavant. Ce coup de pouce anticipé, qui crée un sixième échelon de bourse, va nécessiter le redéploiement au sein du budget de l''enseignement supérieur de 11 millions d''euros. De même, "un plan pluriannuel" pour la licence, dont le contenu et le financement seront dévoilé dans une dizaine de jours, entrera en vigueur dès janvier 2008. Ces mesures s''ajoutent aux 11 millions d''euros supplémentaires débloqués en novembre pour le logement étudiant. Mardi, alors qu''à l''appel de la coordination étudiante, près de 25 000 étudiants, lycéens et enseignants manifestaient, Bruno Julliard, président de l''UNEF, a estimé que des "avancées importantes avaient été apportées" par la ministre. Le syndicaliste étudiant a immédiatement appelé "les assemblées générales à prendre en compte ces avancées pour décider de la suite du mouvement". L''UNEF attend jeudi les résultats de la consultation de ses adhérents pour définir sa propre position.    Catherine Rollot D''après le Monde du 29 novembre, sur les 56,49 % des militants UNEF qui ont participé au vote, mercredi, "72,39 % se sont prononcés pour la suspension (...), 20,53 % se sont prononcés contre la suspension" et "7,08 % se sont abstenus". "Je suis satisfait du résultat, a déclaré son président, Bruno Julliard, il est directement issu des avancées qu''ont obtenues les étudiants mobilisés." L''UNEF appelle maintenant à lever les blocages... Mais, plusieurs manifestations ont eu lieu, ce jeudi, notamment à Paris, à Toulouse et à Lyon, à l''appel de la coordination étudiante et de la FIDL, qui demandent toujours l''abrogation de la loi Pécresse, ainsi que de l''UNL. "La coordination appelle à poursuivre la mobilisation (...) jusqu''à l''abrogation, car nous ne sommes pas satisfaits de ce qu''a proposé Valérie Pécresse, contrairement à l''UNEF", a insisté Kamel Tafer, l''un des porte-parole de la coordination étudiante, présent à Paris où la manifestation a rassemblé entre mille trois cents et deux mille étudiants et lycéens. Dans le même temps, sur un autre mode opératoire que le blocage, une pétition lancée par Sauvons la recherche est mise en ligne et recueille de nombreuses signatures, voir l''article de Libération d''aujourd''hui. Et enfin, une actualisation des liens de la semaine dernière avec l''université de Poitiers qui met en ligne : l''intégralité de la nouvelle loi, un résumé des modifications apportées par la nouvelle loi, le texte de la loi antérieure (code de l''Education de 1984) et je ne saurais que trop vous conseiller cette lecture de la lettre ouverte du Président de l''Université de Poitiers J.P. Gesson, assez éclairante. Bonne réflexion à tous, Jérôme Chéreau
 
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Au fait c'est quoi la loi Pécresse ?

 
23/11/2007
 
Le but de cet article n''est pas de prendre partie mais de donner des clefs pour comprendre les enjeux de manière posée, personnelle et en dehors de toute logique partisane.  Appelée loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), la loi dite Pécresse (du nom de la ministre chargée de l''enseignement supérieur) a été adoptée cet été par le Parlement. Vous pouvez aller voir le texte de loi présenté cet été à l''Assemblée nationale et au Sénat (même si c''est un peu long et fastidieux c''est le mieux pour se faire une opinion) c''est ici. Vous remarquerez que le texte a été voté, promulgué mais n''a pas encore reçu de décrets d''application (la déclaration d''urgence dont il est question pour ce texte permet à celui-ci d''être adopté plus rapidement par le Parlement, pas d''éviter les discussions autour d''un projet de loi).  Je joins également cet article de synthèse du Monde (qui dément une information donnée par un représentant lycéen de Gondecourt au JT de France 3 Nord Pas de Calais affirmant que les syndicats étudiants n''avaient pas participé cet été aux discussions, c''est faux comme le précise cet article, seuls les syndicats de lycéens n''ont pas été conviés)

Le mouvement de contestation dans les universités en cinq questions, Le Monde 7/11/07

Quels syndicats soutiennent le mouvement de contestation étudiante ? La contestation étudiante se cristallise autour de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), votée le 10 août dernier par le Parlement. Le mouvement est parti de quelques universités : les facultés de lettres, psychologie et sociologie de Rouen et de Toulouse-Le-Mirail qui se sont mises en grève le 30 octobre, et celles de Tolbiac (Paris-I) et d''Aix-Marseille. Il a été lancé par un Collectif contre l''autonomie des universités (CCAU), rassemblant plusieurs syndicats minoritaires, SUD-Etudiant, la Fédération syndicale étudiante (FSE), quelques membres de l''UNEF et d''autres organisations d''extrême gauche. Le collectif réclame l''abrogation pure et simple de la loi. La direction de l''UNEF, principal syndicat étudiant, s''est pour sa part montrée en retrait par rapport à cette mobilisation. Si le syndicat conteste les dispositions de la loi, il ne veut pas d''une"mobilisation exclusivement sur l''abrogation, car c''est un objectif qui ne nous semble pas atteignable", argumente Bruno Julliard, son président. Devant l''ampleur de la mobilisation, le syndicat a finalement appelé à "amplifier" un mouvement qui reflète selon lui les "inquiétudes" des étudiants. L''UNF "exige des modifications de la loi et une rallonge budgétaire significative en direction des universités pour garantir le service public". Que reprochent concrètement les étudiants à la loi Pécresse ? Le collectif contre l''autonomie des universités reproche à la loi dite "Pécresse" d''introduire une "logique marchande" dans les universités, en leur permettant "de faire appel à des fonds privés". L''article 28 de la réforme autorise notamment les universités à se doter de "fondations universitaires", capables d''attirer des financements privés. Pour certains, cette entrée du secteur privé dans les universités signe la mort de la recherche fondamentale et des filières de sciences humaines et sociales. Les étudiants en grève craignent également que la loi crée un enseignement supérieur à deux vitesses, toutes les universités n''ayant pas le même pouvoir d''attraction vis-à-vis des entreprises, et mette à mal la gestion démocratique dans les universités en accroissant les pouvoirs des présidents. La ministre chargée de l''enseignement supérieur, Valérie Pécresse, et le premier ministre, François Fillon, se défendent de vouloir "privatiser" les universités, faisant valoir l''augmentation de 1,8 milliard d''euros des crédits alloués aux universités dans le budget de l''Etat 2008 et de 5 milliards d''euros sur les cinq années à venir. Pourquoi parle-t-on de désengagement de l''Etat si celui-ci augmente le budget des universités ?Pour l''UNEF, il s''agit pourtant d''un "budget en trompe -l''œil". "Si on ajoute les crédits d''impôts - qui ne sont pas des euros supplémentaires -, les retards de paiement des enseignants-chercheurs et des contrats de plan, il ne reste pas grand chose", détaille Bruno Julliard. Surtout que pour le syndicat étudiant, cette augmentation de budget ne s''appliquera pas aux postes concernant directement les étudiants : les bourses, les aides au logement, le recrutement des enseignants. Du côté de la Conférence des présidents d''université (CPU), on reconnaît qu''il y a "indéniablement" une augmentation de budget, "même s''il est vrai que celle-ci passe par de nombreux circuits indirects, permettant notamment de récupérer de l''argent par voie de défiscalisation". Ce que la CPU déplore surtout, c''est "qu''il n''y ait pas plus de moyens pour l''accompagnement des étudiants en licence", seulement 40 millions d''euros, alors qu''il s''agit d''un chantier clé pour enrayer l''échec de 40 % des étudiants en premier cycle. Surtout, la loi sur l''autonomie des universités implique que celles-ci acquièrent de "nouvelles compétences" (gestion, ressources humaines, immobilier), pour lesquelles les universités auraient besoin de recruter du personnel qualifié. Le budget 2008 ne prévoit pourtant aucune création de postes, dénoncent la CPU et les syndicats étudiants. Pourquoi le mouvement ne "prend-il" que trois mois après le vote de la loi ?C''est tout simplement pour une question de calendrier universitaire, expliquent les syndicats étudiants. "La préparation de la loi s''est faite pendant les vacances d''été", rappelle Anouck Colombani, secrétaire fédérale du syndicat SUD-Etudiant. "La rentrée a eu lieu fin septembre-début octobre et il faut un temps pour informer, préparer et mobiliser les étudiants." Les organisations du Collectif contre l''autonomie des universités n''avaient pas participé aux concertations lancées en mai-juin par Valérie Pécresse avant l''approbation de la loi. Seuls avaient été conviés les syndicats siégeant au Conseil national supérieur de l''enseignement et de la recherche (Cneser) : l''UNEF, la FAGE, l''UNI, la PDE et la Confédération étudiante. A l''UNEF, Juliette Grissond explique que "notre rôle en tant que syndicat était de participer dans un premier temps aux concertations pour obtenir des avancées pour les étudiants". L''étudiante rappelle que l''UNEF avait ainsi obtenu le retrait de la disposition sur la sélection à l''entrée en master. "On a toujours considéré que cette loi était dangereuse, mais au mois de juillet, il était hors de question de parler de mobilisation des étudiants", poursuit-elle, justifiant ainsi cette contestation en plusieurs temps. Quel rapport entre la mobilisation étudiante et la grève des cheminots et des fonctionnaires ?Les étudiants se sentent solidaires des corporations mobilisées pour protester contre ce qu''elles considèrent un démantèlement des acquis sociaux et de la fonction publique. Plusieurs syndicats étudiants se sont joints à la grève des cheminots du 14 novembre contre la réforme des régimes spéciaux et la plupart se mobiliseront aux côtés des fonctionnaires le 20 novembre. Ces appels ne sont pas du goût de tous les étudiants, y compris parmi les plus mobilisés contre la loi LRU. Pour certains, cette extension des revendications décrédibilise et éparpille le mouvement, entraînant une confusion des genres. Les modalités de la lutte sont vigoureusement débattues en AG entre les partisans d''une lutte générale contre la politique de Nicolas Sarkozy et ceux qui souhaitent se focaliser sur les réformes visant strictement l''enseignement supérieur.                                                                                                                                                 Mathilde Gérard Et pour la pluralité des sources et points de vue, vous pouvez aussi consulter : Liberation : c''est là Ou le figaro : c''est ici. Et pour tirer au clair le Vrai du Faux cette synthèse dans Ouest-France, cliquez ici. J''espère que tout ceci vous permettra d''y voir un peu plus clair, et de vous forger votre opinion. Jérôme Chéreau
 
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La croissance : synthèse

 
30/10/2007
 
Un lien vers ce blog pour ceux qui ont du mal à comprendre la notion de croissance et ses mécanismes : http://econoclaste.lejdd.fr/2007/09/03/34-aux-origines-de-la-croissance-economique?ri_value=5&ri_id=34
 
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Stop à la croissance !

 
12/10/2007
 
Un article intéressant dans libé de cette semaine sur la décroissance : seule solution aux maux écologiques de la planète ? C''est en tout cas l''opinion de Serge Latouche à lire ici : http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/283173.FR.php. Pour un éveil des consciences.
 
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