Ô Albatros, le plus grand des oiseaux de mer
Tu navigues comme un empereur dans son empire
Tu glisses au vent tel un poète glisse sur sa lyre
Ton royaume est l'Océan, et non la Terre.
Ô Albatros, le plus blanc de tous les oiseaux de mer
Toi qui es le plus grand, le plus blanc, et le plus pur,
Et malgré la noblesse de ton grand cœur, si pur
Les humains te chassent de leurs chères terres.
Ô Albatros, toi qui te nourris de la mer
Voler est ta seule passion, ta seule obsession
Voler, voler sans jamais pouvoir t'arrêter
Comme je t'envie, moi qui reste collée à cette Terre.
Ô Albatros, toi qui est le roi de la mer
As-tu déjà atteint ces si belles étoiles
Ces petites lumières en forme de toile
Nous ne pouvons les voir qu'en bas, cloués à Terre.
Ô Albatros, j'envie ta liberté en mer
Ton intelligence, ta souplesse, ta beauté
Tu vogues en tranquillité, sans être limité
À côté de toi, nous ne sommes rien, ou poussière.
Lauriane,2009, 2°1