Est-il bien certain que l''ensemble de la réforme des lycées sera un ensemble homogène de bouses dégradées ?
Le jus pédagol d''hier n''en est pas certain et commet un long article sur une nouveauté qui risque, localement de donner naissance à un enseignement de qualité : le module "informatique et société numérique" dans la classe de seconde de la filière scientifique.
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/99_QuestionCultureNumerique.aspx
Selon l''auteur, anonyme, il ne manquerait plus qu''on y remette de la "programmation pure et dure" et de "l''ouverture de boîte" comme au début des années 1980 : "l''échec d''un enseignement asphyxié par l''élitisme, l''absence de parité et l''inadaptation. Il faut donc poser la question des contenus de ce module, non pas en termes de programme mais d''orientation générale."
Traduction : les programmes (au double sens du terme !) importent beaucoup moins que l''idéologie qu''on y mettra.
Première affirmation : "L''envahissement par les TIC de la sphère privée, après celle de la sphère professionnelle met à mal les modèles éducatifs traditionnels"… "C’est en partant de pratiques réelles qu’il est possible de construire du sens à celles-ci."
Les mimiles et apprentis mimiles utilisent essentiellement l''informatique pour affermir leur soumission aux modèles consuméristes dégradants ? TF1 et leurs meilleures préparatoires (NRJ, Skyrock, …) sont des modèles dominants ? Il est bien sur nécessaire que l''école républicaine y colle au plus près. On a beau proclamer que c''est pour mieux s''en dégager, il ne s''agit que de mantras par brassage de vent. La bouse fraîche freine et colle…
Deuxième affirmation : "L’école est pour une grande part un lieu de capitalisation. En transformant les savoirs pour les rendre accessibles au jeune, elle les invite en retour à les accumuler pour ensuite pouvoir les réinjecter dans la vie. L’observation des effets de ce choix est observable dix années après la fin des études quand on mesure ce qu’il reste des acquis scolaires."
"L''observation observable" des pédagols n''observe que ce qu''elle veut. Cherche-t-on vraiment à mesurer les ossatures d''analyse et de raisonnement que l''école a permis de mettre en place par ce qui reste de contenus purs et durs ? De quelle capitalisation ose-t-on parler ? De celle du vide ?
Troisième affirmation : "Mais, si l’on se souvient de l’enseignement du langage Basic aux futurs comptables et secrétaires, force est de constater que ce type d’enseignement a perdu rapidement sa raison d’être."
Merci aux sentinelles de la nullité qui ont commis cette abjection. A l''évidence, vous trouverez des soutiens objectifs chez nos gouvernants (Sarkosy, Santini et al).
Vous vous fantasmez vrais gens de gauche. Vous n''êtes que de vrais ennemis de classes.
J''arrête là mon herméneutique de l''étron. Ceux qui ont un masque à gaz trouveront dans la suite quelques pépites pédagoles d''un bon fumet.
PS : Il y aura des résistants. J''en serai. Dans la peinture des années trente en URSS, il y avait des Nikritine… D''ailleurs, allez voir l''expo consacrée à "l''avant-garde" russe au musée Maillol à Paris et notamment, l''invraisemblable "Femme qui boit". Le pire n''est jamais sûr.