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Histoire géo à Jules Haag

 
 

La chapelle Sixtine, victime de son succès

 
11/09/2010
 

Après la découverte, au printemps, du "cancer de la pierre" qui rongerait le Colisée de Rome, la capitale italienne s'est trouvé un nouveau malade de renom : la chapelle Sixtine. Les fresques de Michel-Ange (Le Jugement dernier), de Botticelli (La Tentation du Christ), du Pérugin (Le Baptême du Christ), de Ghirlandaio (L'Appel des Apôtres) seraient mises en danger par l'afflux des visiteurs (4,5 millions par an). L'alerte a été donnée début septembre par le directeur des Musées du Vatican, Antonio Paolucci : "Il n'y a pas de temps à perdre", a-t-il lancé.
Car, qui dit visiteurs, dit microbes, miasmes, transpiration, chaleur. Bref des particules microscopiques qui se déposent continuellement sur les chefs-d'oeuvre peints entre 1481 et 1533, lorsque Michel-Ange acheva son Jugement dernier. Soit 1 200 mètres carrés de fresques.


Des travaux d'entretien et de rénovation conduits en juillet ont permis de mettre au jour des lésions légères, mais préoccupantes pour la conservation des fresques à long terme. "Notre devoir est de conserver cet héritage et de le défendre de ce que nous appelons "la pression humaine ».
Il ne saurait être question de fermer la Sixtine ni de la reproduire ailleurs à l'identique, comme la grotte de Lascaux. Victime de son succès, cette pièce de 40,23 m de long sur 13,40 m de large pour une hauteur de 20,70 m, où se tiennent les conclaves, est le lieu le plus visité du Vatican. Effet de mode et de curiosité. Autrefois, Les Chambres, de Raphaël, le disputaient au Jugement dernier dans la curiosité des touristes. Désormais ceux-là veulent en priorité voir la chapelle.
La chapelle Sixtine est un des monuments les plus surveillés au monde. Des appareils permettent de maintenir en permanence une qualité d'air et un degré d'humidité constants. A deux reprises déjà au cours des trente dernières années, d'importants travaux de rénovation ont été entrepris. Faut-il déjà recommencer ? "L'entreprise qui nous attend aujourd'hui est beaucoup plus difficile que celle réalisée jusqu'à présent, explique M. Paolucci. Nous devons nous projeter dans le temps afin d'aboutir à une conservation pérenne avec des techniques et des moyens qui restent encore à étudier, afin que cet héritage devienne pour ainsi dire immortel."
D’après Le Monde

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Publié dans : La Renaissance
 
 
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