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Histoire géo à Jules Haag

 
 

La mobilité internationale des étudiants s'est fortement accrue en moins de dix ans.

 
15/10/2008
 

Les étudiants bougent de plus en plus, et ceux d''Asie plus que les autres. En moins de dix ans, la mobilité internationale des étudiants s''est envolée, passant de 1,5 million de jeunes en 1999 à 2,4 millions en 2006, selon une étude réalisée par l''agence française de promotion de l''enseignement supérieur, CampusFrance, sur la base de données issues de différentes institutions. L''Asie, avec 1,079 million de jeunes concernés, arrive en tête des continents les plus mobiles, loin devant l''Europe (683 462), l''Afrique (284 260) et les Amériques (241 102), le Proche-Orient fermant la marche (113 982). A elle seule, la Chine représente un contingent de près de 400 000 jeunes, l''Inde et la Corée du Sud complétant le tiercé de tête. Ces étudiants, où partent-ils ? La compétition est vive entre les pays développés, 

qui cherchent tous à se placer sur un marché fructueux et en expansion. Champions toutes catégories des pays d''accueil, les Etats-Unis en reçoivent à eux seuls près de 600 000. Mais l''étoile américaine pâlit, le nombre des étudiants enregistrés sur le sol américain (584 814) marquant le pas en 2006.L''Europe, qui se met de plus en plus en plus à l''heure anglo-saxonne en offrant des formations en langue anglaise, fait mieux que tenir son rang. Derrière le Royaume-Uni (330 078 étudiants, soit 14,1 % de son effectif global étudiant), la France (265 710, soit 11,7 %) et l''Allemagne (259 797, soit 12,5 %) sont les pays qui attirent le plus de jeunes désireux de donner une couleur internationale à leurs diplômes. L''Australie, de longue date sur ce marché, abrite les universités les plus internationales, au sens au moins de leurs effectifs : les 242 498 étudiants étrangers y représentent 23,3 % de la population estudiantine.Tous ces pays ont fait la cour à la Chine et leurs efforts ont payé : les jeunes Chinois arrivent en tête des nationalités représentées, à l''exception notable de la France où les étudiants marocains et algériens les supplantent encore. Sans surprise, les étudiants deviennent plus mobiles à mesure qu''ils avancent dans les études. Ainsi, parmi ceux qui ont choisi le Royaume-Uni, 32,9 % sont au niveau master ou équivalent, contre 9,3 % en licence ou équivalent, les chiffres étant respectivement de 16,4 % et 6 % pour la France et de 38,7 % et 11,7 % en Australie. Cette mobilité planétaire va-t-elle s''accentuer dans les années qui viennent ? Pas forcément. Outre la crise financière, d''autres facteurs, d''ordre structurel ceux-là, pourraient freiner l''élan. L''un d''entre eux, souvent mis en avant, est que les pays aujourd''hui les plus "exportateurs" d''étudiants s''emploient à améliorer la qualité de leurs propres systèmes universitaires. Un autre facteur de restriction, plus local celui-là, tient dans l''organisation même des études : ainsi le modèle LMD (licence-master-doctorat), en vigueur dans la plupart des pays européens, peut-il inciter les jeunes de ces pays à une mobilité limitée à leur continent. Mais d''autres éléments font penser que la tendance ne s''épuisera pas de sitôt. Ainsi en va-t-il des besoins des pays émergents en techniciens et en ingénieurs. "Dans l''Union européenne, on observe une demande grandissante de certains pays envers des formations de ce type", explique le directeur général de CampusFrance, André Siganos, citant les exemples de la Malaisie, du Vietnam ou de l''Arabie saoudite. La France, mais aussi l''Allemagne, grand pays d''ingénieurs, font partie des destinations les plus recherchées.

D’apr ès Le Monde du 15/10/2008.

 
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Publié dans : Actualité
 
 
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