S'identifier | S'inscrire

Histoire géo à Jules Haag

 
 

Les films américains toujours plus vus en 2009 !

 
01/01/2010
 

L'année 2009 sera celle d'une fréquentation record pour le cinéma américain. Les recettes d'entrées sur le marché des Etats-Unis et du Canada vont pour la première fois dépasser la barre des 10 milliards de dollars. En nombre de tickets vendus, le chiffre serait de 1,39 milliard contre 1,32 en 2008. En France aussi, 2009 s'annonce comme un grand cru en termes de fréquentation. Avec 178 millions de spectateurs sur les onze premiers mois de l'année, les entrées progressent de 4 % par rapport à 2008, année pourtant exceptionnelle. En incluant décembre, la barre des 200 millions devrait être approchée. Ce succès, les salles le doivent beaucoup au cinéma américain, qui grimpe à 47,6 % de part de marché, contre 43,8 % en 2008. Parmi les cinq premiers films, seul Le Petit Nicolas, et ses 5,4 millions d'entrées, entame l'hégémonie américaine. L'Age de glace 3, Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, Là-haut, 2012, Twilight 2 : les autres gros succès (plus de 4 millions d'entrées) viennent d'Hollywood.
Un autre record a été battu le week-end de Noël, période traditionnellement faste pour le cinéma aux Etats-Unis. 270 millions de dollars de recettes en trois jours, soit dix millions de plus que le précédent record, réalisé en juillet 2008, lors de la sortie du dernier Batman, The Dark Knight, le Chevalier Noir.



Deux films représentent à eux seuls 53 % des entrées dans les cinémas nord-américains entre vendredi et dimanche. D'abord Avatar, de James Cameron, film le plus cher de l'histoire (de 300 à 500 millions de dollars) aurait déjà rapporté, au 27 décembre, 212 millions de dollars sur le marché nord-américain et 405 millions dans le reste du monde. Et puis Sherlock Holmes, de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr et Jude.
Ces résultats confirment que l'industrie du cinéma est imperméable à la crise économique et aux problèmes de restructuration des studios d'Hollywood, en raison de la technologie numérique et de la domination des personnages virtuels par rapport aux stars en chair et en os. Ces chiffres montrent aussi qu'un film reste le divertissement idéal pour un public au pouvoir d'achat en berne. Parmi les dix films les plus lucratifs de l'année 2009, on trouve sept suites ou remakes. Le roi du box-office est le réalisateur Michael Bay. Son Transformers 2. La Revanche a rapporté 402 millions de dollars au studio Paramount. Il est suivi par Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, de David Yates, avec 302 millions pour Warner Bros, et le dessin animé Pixar Là-Haut, de Pete Docter, avec 293 millions. Suivent, en rangs serrés, Very Bad Trip, de Todd Pillips, Twilight 2 Tentation, de Chris Weitz. Puis Star Trek, de J. J. Abrams, qui a réalisé 257 millions de dollars de recette. Il est pourtant, avec Transformers, un des films les plus piratés de 2009. L'année 2009 marque aussi un tournant pour les techniques de projection en salle. Avatar a été lancé, entre autres, dans 178 salles équipées du format Imax, qui permet une image plus grande et en trois dimensions. Ces films en 3D testent la capacité des spectateurs à accepter un surcoût du ticket : jusqu'à 16 dollars dans les grandes villes, au lieu de 7 à 10 dollars en moyenne. Pour l'instant, malgré les intempéries dans l'est des Etats-Unis, les salles Imax affichent complet. Typique des nouveaux lancements synchronisés planétaires, qui permettent à Hollywood de lutter contre le piratage, Avatar est sorti sur 14 604 écrans dans 65 pays et était partout en tête des classements ; les plus fortes recettes, hors Amérique, viennent de Russie et de France (autour de 20 millions de dollars).
2009 aura aussi vu battre le record de rentabilité pour un film : Paranormal Activity, réalisé par Oren Peli dans sa maison de San Diego, a coûté 15 000 dollars et rapporté 107 millions de dollars...

Mais 2009 aura aussi fait des victimes : films comme acteurs. Beaucoup chez Universal, comme Jeux de pouvoir, de Kevin Macdonald, malgré la présence de Russell Crowe et de Ben Affleck, ou Duplicity, de Tony Gilroy, avec Julia Roberts et Clive Owen au générique.
D’après Le Monde.
 

 
527 personnes ont lu ce billet
Publié dans : Etats Unis
 
 
Billet précédent Billet suivant
 
Laisser un commentaire
Rédigez une réponse
(ne sera pas publié)
 
Il n'y a pas encore de commentaire
 
 
  AIDE
 
  MES RUBRIQUES
 
  MES BILLETS
 
  SUIVRE CE BLOG
 
  COMPTEUR
  • depuis le 07 05 2008
    506671 billets vus