Les villes chinoises : un développement problématique.
01/01/2010
Prenant acte de l'impérieuse nécessité pour la Chine de changer de modèle économique, les dirigeants chinois insistent sur le développement des petites et moyennes villes : il s'agira "d'encourager les paysans à rejoindre ces villes en assouplissant le régime du hukou", le permis de résidence qui maintient chaque Chinois dans la catégorie d'"urbain" ou de "rural", avec peu d'espoir de changement.
En s'urbanisant, les ruraux accèdent à toutes sortes d'avantages sociaux qui peuvent libérer leur capacité à consommer, ainsi qu'à une propriété aliénable : les paysans, eux, ne peuvent vendre leur terrain, qui appartient à la collectivité. Aujourd'hui, 46 % seulement de la population est classée comme "urbaine", soit 600 millions de personnes - même si une partie des 700 millions de ruraux habite déjà, en réalité, dans des quasi-villes. Les revenus et les dépenses des "urbains" sont plus de trois fois supérieurs, en moyenne, à ceux des "ruraux".
Selon la version 2009 du "Rapport sur le développement urbain en Chine" réalisé par l'Académie des sciences sociales, les villes chinoises se sont agrandies de 70 % en superficie de 2001 à 2007, mais n'ont vu leur population urbaine croître que de 30 %, signe que le mitage urbain devance l'installation de la population dans les villes.
Et pour cause, le modèle économique de l'atelier du monde repose en grande partie sur la mise au travail de paysans migrants qui, devenus ouvriers ou employés, ne résident dans les villes que de manière temporaire, souvent dans des dortoirs, et ne consomment que le strict minimum en vue d'accumuler de l'argent qu'ils renvoient au reste de la famille.
Comment les urbaniser sans perdre l'avantage comparatif qu'ils procurent ? Comment forcer les villes à ouvrir un numerus clausus auquel tiennent jalousement leurs résidents ?
Les villes chinoises : un développement problématique.
31/08/2011
Prenant acte de l'impérieuse nécessité pour la Chine de changer de modèle économique, les dirigeants chinois insistent sur le développement des petites et moyennes villes : il s'agira "d'encourager les paysans à rejoindre ces villes en assouplissant le régime du hukou", le permis de résidence qui maintient chaque Chinois dans la catégorie d'"urbain" ou de "rural", avec peu d'espoir de changement.
En s'urbanisant, les ruraux accèdent à toutes sortes d'avantages sociaux qui peuvent libérer leur capacité à consommer, ainsi qu'à une propriété aliénable : les paysans, eux, ne peuvent vendre leur terrain, qui appartient à la collectivité. Aujourd'hui, 46 % seulement de la population est classée comme "urbaine", soit 600 millions de personnes - même si une partie des 700 millions de ruraux habite déjà, en réalité, dans des quasi-villes. Les revenus et les dépenses des "urbains" sont plus de trois fois supérieurs, en moyenne, à ceux des "ruraux".
Selon la version 2009 du "Rapport sur le développement urbain en Chine" réalisé par l'Académie des sciences sociales, les villes chinoises se sont agrandies de 70 % en superficie de 2001 à 2007, mais n'ont vu leur population urbaine croître que de 30 %, signe que le mitage urbain devance l'installation de la population dans les villes.
Et pour cause, le modèle économique de l'atelier du monde repose en grande partie sur la mise au travail de paysans migrants qui, devenus ouvriers ou employés, ne résident dans les villes que de manière temporaire, souvent dans des dortoirs, et ne consomment que le strict minimum en vue d'accumuler de l'argent qu'ils renvoient au reste de la famille.
Comment les urbaniser sans perdre l'avantage comparatif qu'ils procurent ? Comment forcer les villes à ouvrir un numerus clausus auquel tiennent jalousement leurs résidents ?