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Histoire géo à Jules Haag

 
 

Une étude confirme que le comportement alimentaire des Français varie selon leur

 
30/11/2009
 

Six mois après son lancement, l'étude Nutrinet a recruté 104 356 internautes à la date du 27 novembre, a annoncé le professeur Serge Hercberg, directeur de l'unité de recherche en épidémiologie nutrionnelle à l'Inserm (université Paris-XIII) et responsable du Programme national nutrition santé (PNNS), lundi 30 novembre.
Cette étude sur les comportements alimentaires des Français, programmée sur cinq ans, souhaite recruter 500 000 volontaires au total. Ces derniers acceptent de répondre, sur Internet, à des questions sur leur alimentation, leur activité physique, leurs poids et taille..."Nous souhaiterions obtenir 150 000 personnes la première année", indique le Pr Hercberg. C'est la première fois qu'une étude d'une telle envergure est lancée.
Au terme des six premiers mois d'analyse sur les comportements alimentaires des Français, les premières tendances s'esquissent. Ainsi, la perception de l'image du corps est biaisée. 30 % des femmes ayant un poids normal se trouvent trop grosses, et 63 % d'entre elles voudraient maigrir, contre 30 % chez les hommes. Plus inquiétant, 9 % des femmes maigres voudraient peser moins...
Autre enseignement, au vu des 90 000 journées alimentaires renseignées par les internautes, d'importantes disparités se confirment selon les régions avec une France du Sud qui mange des fruits et légumes et une France du Nord qui préfère les pommes de terre, un Sud qui adore l'huile d'olive et un Nord qui lui préfère le beurre.
Les régions les plus touchées par l'obésité sont le Nord-Pas-de-Calais (20,5 %), l'Alsace (17,8 %) et la Picardie (17,7 %). "Les régions du nord et de l'est de la France sont caractérisées par des apports alimentaires moins favorables à un bon équilibre nutritionnel", souligne l'étude Nutrinet. Certes, les traditions régionales jouent, mais les facteurs socio-économiques sont déterminants. En clair, "on mange selon son portefeuille", résume le Pr Hercberg. Les chiffres sont éloquents : la consommation de fruits et légumes est 40 % plus élevée que la moyenne chez les cadres supérieurs par rapport aux ouvriers et employés, de même pour la consommation de poisson plus élevée chez les hauts revenus et les plus diplômés. Ces derniers mangent moins de viande, de charcuterie et de pommes de terre. La prévalence de l'obésité diminue avec le niveau de diplôme : "On observe deux fois moins d'obèses chez les sujets ayant un diplôme de niveau supérieur", souligne l'étude.
D’après Le Monde du 30/11/2009.
 

 
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Publié dans : Nourrir les hommes
 
 
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