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Nasser David Khalili
10/11/2009
Iranien, Nasser Davi
d Khalili est né en 1945, à Ispahan, dans une famille juive de marchands d’art. Après son
service militaire, effectué en Iran, il entreprend des études scientifiques aux
Etats-Unis et, dès cette époque – la fin des années 60 –, commence aussi à se passionner pour l’art islamique.
Collectionneur dans l’âme, Nasser D. Khalili réunira plus de 2000 pièces de l’époque Meiji dans sa Fondation Kibo et s’intéressera aussi à la ferronnerie damasquinée espagnole, aux textiles suédois et aux émaux, chacune de ses collections devenant a
u fil du temps la plus importante dans leur domaine. Les pièces maîtresses de ses collections ont été prêtées à quelque quarante musées et institutions, comme le Metropolitan Museum of Art de New York, le musée Van Gogh à Amsterdam ou la Tate Modern à Londres.
En cette seule année 2009, ses « Emaux du monde entier » sont montrés au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, tandis que sa collection d’art islamique donne lieu à
une exposition à l’Institut du monde arabe.
Nasser D. Khalili a véritablement atteint à l’excellence, en constituant une collection de 20 000 pièces couvrant toutes les époques (jusqu’au début du XXe siècle) et toutes les aires géographiques de l’Islam. Plus que leur nombre, c’est la qualité des pièces – qu’il s’agisse de métaux ou de céramiques, de manuscrits ou de textiles – qui fait de cette collection la plus remarquable au monde.
Multipliant les conférences, les livres et les articles, Nasser D. Khalili est devenu un spécialiste dans les différents domaines que recouvrent ses divers intérêts de collectionneur.
Nasser D. Khalili, est particulièrement attaché à la Fondation Maïmonide, dont il a été l’un des fondateurs, en 1995, et qu’il préside depuis lors. La vocation de cette fondation consiste à « promouvoir la paix et l’harmonie entre les communautés juive et musulmane ».
Pour Nasser D. Khalili, « l’Islam est l’une des plus vastes cultures qui soient au monde, une cultur
e à laquelle l’humanité est profondément redevable » ; on s’en persuade aisément à considérer les trésors de sa collection, que l’exposition de l’Institut du monde arabe permet aujourd’hui de
découvrir.