En terminale spécialité actuellement, nous abordons la réaction de Hill. Réaction mettant en évidence le rôle de la chlorophylle et plus précisément des thylacoïdes dans la capture des photons puis de la transformation de l'énergie lumineuse en énergie chimique. Cette expérience sur mon ancien système EXAO fonctionne bien. C'est un TP que je fournie "clé en main" avec une bonne assurance sur le résultat. J'essaye désormais de le mettre en oeuvre sur le matériel texas instrument. Globalement, j'obtiens des résultats exploitables. Cependant des zones d'ombres persistent, qu'il faudra éclaircir. Ce matin donc pendant qu'une classe de spé fonctionnait sur le matériel classique, j'ai fait ( deux fois ) le TP avec le même matériel biologique. Première expérience : Tout le matériel d'extraction est au froid : mortier pilon, éprouvette becher et entonnoir tampon phosphate saccharose, le ferricyanure de potassium ( oxydant de notre réaction redox ) je décide de ne pas étalonner la sonde O2 . Je dispose sur l'interface d'une sonde luxmètre et de la sonde à dioxygène. résultat brut obtenu sur dix minutes :
la courbe rouge correspond à l'O2 , la bleue au luxmètre. à t= 100 s j'allume mon projecteur diapo. premier soucis, j'oublie que ma solution de chloroplaste est cachée sous un papier alu... à t= 160 s j'injecte le ferricyanure ce qui à mon sens provoque les "bavures" de la sonde o2. Je travaille dans une petite bouteille en verre blanc transparent à goulot étroit qui laisse à peine passer ma sonde O2. J'agite mon milieu à l'aide d'un petit turbulent et d'un agitateur magnétique. J'ai donc injecté le ferricyanure tout à coté de ma sonde O2. à t=250s je m'aperçois ( enfin !) que ma solution est encore cachée sous le papier alu, que j'enlève... j'ai donc la production d'o2 attendue. petite précision:le cache du luxmètre est indépendant de celui de ma solution de chloroplaste, ce qui explique qu'on voit la présence de lumière car le cache du luxmètre lui, je ne l'ai pas oublié... puis à 420 s je recache ma solution de chloroplaste. Conclusion : Globalement, je peux dire que sans mon erreur, la réaction est mise en évidence . Ce qui est génant , ce sont toutes les bavures de la sonde O2. Selon une de mes collègues qui dispose du même matériel, c'est ma fréquence d'échantillonage sur la sonde O2 qui est trop importante. En effet je travaille avec un taux d'échantillonnage de deux mesures par seconde, alors que lui travaille sur un taux d'échantillonnage de une mesure toute les dix secondes. Malgré tout, grâce au logiciel le résultat brut peut être nettoyé : aspect de la courbe après "nettoyage" des données abérantes :
J'ai donc décidé de refaire l'expérience, mais cette fois en étalonnant ma sonde O2 : le protocole reste le même. cependant cette fois ci j'ai décidé d'injecter le ferricyanure en premier à t = 100 s puis d'allumer la lumière ( pour mettre en évidence le fait que la réaction d'oxydoréduction ne peut se faire qu' en présence de lumière ) résultat obtenu :
Je me suis apperçu en allumant la lumière que mon projecteur diapo était trop loin de ma solution de chloroplaste. Je l'ai donc rapproché ( le trait vertical au niveau du luxmètre ) ensuite j'obtiens bien la libération d'O2 attendue , puis à l'arrêt du projecteur l'arrêt de libération d'O2. Cependant j'ai toujours ces abérations sur l'enregistrement de la sonde à dioxygène malgré mon étalonnage. Il faudra donc que je teste un échantillonnage plus lent. résultat obtenu après "nettoyage" de la courbe :
J'obtiens un résultat exploitable. Cependant il faut encore expérimenter un échantillonnage plus lent pour voir si mon enregistrement de dioxygène devient plus propre j'ajoute ici un résultat donné par éric Lejean du même TP. Si je l'ajoute c'est pour montrer une approche différente de la visualisation du résultat ( avec le même matériel cependant ) La visualisation se fait par nuage de point et la visualisation des pentes se fait par le biais de l'outil de régression linéaire. 