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Cet article a été publié par le Courrier Picard du 23 janvier 2009, en page 42 ... et aucun journaliste ne l''a signé ...
et il est également publié par le magazine l''Expansion sur son site L''expansion.com
Qui est l''auteur ?
voici l''aricle tiré de L''expansion.com :
L''aide de l''Etat pose un dilemme aux banques françaisesL''Expansion.com - 21/01/2009 20:49:00 - AFP La nouvelle aide de l''Etat est bienvenue pour les banques françaises dont la santé est certes plus robuste que celle de nombre de leurs pairs, mais qui ont besoin de renforcer leur capital pour continuer à prêter et rassurer les marchés sur leur capacité à faire face à la crise.En affirmant que les banques françaises sont solides, tout en leur proposant une nouvelle aide de 10,5 milliards d''euros, le gouvernement envoie un message dissonant. Si les banques sont solides, pourquoi faut-il les aider?"Leur recapitalisation publique n''est pas destinée à compenser des faiblesses ou des failles. Il s''agit plutôt d''anticiper des problèmes éventuels", a expliqué le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, qui est aussi le président de la Commission bancaire."Nos banques sont saines et solides" et n''ont donc pas "vraiment" besoin "d''un tel renforcement de leur solvabilité et de leur capital", a-t-il assuré.La veille, le président de la République, après avoir obtenu des banquiers qu''ils renoncent à leur bonus en échange de l''aide de l''Etat, leur avait adressé un satisfecit. "Les banques françaises satisfont aux exigences de solvabilité (...) et la qualité de leurs actifs les met dans une situation favorable par rapport à beaucoup de leurs concurrents européens".Certes, les trois principales banques françaises, BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole, devraient toutes afficher de confortables bénéfices en 2008, à hauteur respectivement de 3, 2, et 1 milliards d''euros.Par comparaison, la Deutsche Bank, première banque allemande, devrait afficher une perte annuelle de 3,9 milliards.Et de l''autre côté de la Manche, Royal Bank of Scotland devrait battre tous les records avec une perte estimée à 31 milliards en 2008, au grand dam du gouvernement britannique, actionnaire à hauteur bientôt de 70%.Parce que les banques françaises s''en sortent mieux, leurs dirigeants ont jugé excessives les contreparties exigées par le gouvernement, notamment sur leurs rémunérations, au regard du montant de l''aide consentie. "10,5 milliards répartis entre six banques, c''est moins que ce que l''Allemagne a dû payer pour Commerzbank toute seule", relativise, un brin amer, un banquier.Mais elles ont beau pester, les banques ne peuvent s''en passer, estime Eric Delannoy, vice-président du cabinet de conseil Weave.La première, BNP Paribas, pénalisée par le blocage du rachat de Fortis, a fait savoir qu''elle examinerait "avec intérêt" la proposition du gouvernement. Les autres banques devraient suivre."C''est psychologiquement important que les banques consolident leurs fonds propres. Car plus les banques montrent qu''elles sont solides, plus elles seront enclines à se prêter de l''argent les unes aux autres", estime M. Delannoy.Si le marché interbancaire reste grippé, c''est que domine le sentiment que les fonds propres des établissements ne sont pas suffisants pour couvrir les risques qu''elles ont toujours dans leur bilan, ajoute-t-il.En outre, pour pouvoir prêter davantage, les banques doivent mécaniquement avoir plus de fonds propres. Or, il leur est demandé d''augmenter leurs encours de crédit d''au moins 3% en rythme annuel. Et la pression est forte pour qu''elles financent petites et moyennes entreprises, sous la surveillance sourcilleuse du médiateur du crédit.A la Bourse de Paris, les valeurs bancaires ont clôturé en nette hausse, signe que les investisseurs ont bien accueilli la perspective qu''elles renforcent leur capital. Source : http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/l-aide-de-l-etat-pose-un-dilemme-aux-banques-francaises_172700.html?xtor=RSS-115
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